Encourir une peine allant de 5 à 10 ans, payer une amende de 500 mille, déstructurer le tissu social, entretenir des conflits mineurs pouvant menacer la paix sociale, telles sont les conséquences possibles liées au vol de bétail. Soucieuse de l’importance de la stabilité sociale entre les communautés, l’association Le Gabou, qui œuvre pour le retour définitif de la paix en Casamance, a provoqué une rencontre d’échanges entre les acteurs du secteur.

Cette initiative est saluée par Abdoulaye Diallo, conseiller municipal et président de la maison des éleveurs de la commune de Diéndé dans le département de Sédhiou. Il est d’avis que si les éleveurs acceptent de s’asseoir sur la même table, c’est déjà un début de solution aux multiples vols de bétail.

Pour Moussa Dramé, président de l’association Le Gabou, il faut éteindre très tôt ces conflits mineurs qui peuvent déteindre sur des représailles et fissurer le tissu social. C’est pourquoi, son association, appuyée par Ajws, mise sur la mobilisation sociale pour sensibiliser les éleveurs sur la nécessité de faire la paix pour le développement du secteur.

En attendant que le dialogue social, l’arme miraculeuse de l’association Le Gabou fasse ses effets, les acteurs recommandent le marquage du bétail et l’application de la loi pour dissuader les voleurs.

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