A 44 ans, Ousmane Sonko est le plus jeune candidat à la présidentielle de février prochain. Né le 15 juillet 1974 à Thiès, de parents fonctionnaires, d’un père originaire de la Casamance (sud du pays), militant du Parti socialiste de Léopold Sédar Senghor, et d’une mère « Baol- Baol » (centre du pays) le candidat est polygame et père de 06 enfants.

Il a passé une partie de son enfance à Sébikotane (près de Dakar) ensuite en Casamance, où il a obtenu son baccalauréat.

Elu à l’Assemblée nationale du Sénégal aux élections législatives de 2017, l’honorable député est reconnu pour son franc parlé, son courage, ses sorties surtout à l’hémicycle, son éloquence et sa maîtrise parfaite de l’actualité nationale ce qui lui confèrent une certaine notoriété et une crédibilité sans cesse grandissantes.

Il est l’un des rare politicien ayant fait tout son cursus scolaire et universitaire au pays de la Téranga

En effet, Titulaire d’un baccalauréat en 1993, il entame des études supérieures à l’Unité de Formation et de Recherche des Sciences juridiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis où il obtient une spécialisation en Droit public.

Après l’obtention de son diplôme de maîtrise, il intégra la prestigieuse École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) par voie de concours d’entrée et sortit major de sa promotion en 1999 devant ainsi Inspecteur des Impôts et des Domaines.

Après 15 ans de services au niveau des impôts et domaines, le syndicaliste qui était à la base de la création du Syndicat autonome des Agents des Impôts et des Domaines dans cette entité de l’Etat malgré le refus des autorités est radié de la fonction publique en août 2016.

Le motif avancé pour justifier sa radiation est le « manquement au devoir de réserve ».

En fait, ce fonctionnaire avait dénoncé plusieurs supposées « anomalies » fiscales ou budgétaires dans le fonctionnement de l’État et mis directement en cause le Président de la république et son entourage.

Pour se laver de tout soupçon et toute spéculation mal vaillante, Sonko a publié son patrimoine, composé de la seule maison acquise à la SICAP.SA, du seul véhicule de 10 ans d’âge et ses maigres avoirs.

Le jeune cadre est décrit un homme juste, bon, travailleur, avec des convictions religieuses fortes par ses collègues de travail et les anciens de la corporation

Suite à sa radiation, le jeune cadre créé son parti dénommé le parti « Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les Patriotes) qu’il partage avec des inconditionnels et des partisans, ayant les mêmes principes et les mêmes valeurs que lui, Lequel parti a obtenu un siège à l’Assemblée national et le propulse comme député.

Ce nouveau statut, lui permet de mieux accéder aux médias publics et privés, d’avoir une meilleure présence sur la scène politique et de jouer son rôle d’opposant.

Son cri de guerre entre autres, porte sur le manque de vision des pouvoirs publics, la mal gouvernance, la dénonciation des accords de partenariat, le franc CFA, l’opacité des conditions d’attribution des contrats d’exploitation du gaz et du pétrole, récemment découverts au Sénégal, les traitements de faveur, dont bénéficieraient les députés.

Ousmane Sonko ne s’est pas contenté de dénoncer les tares du régime actuel. Il a publié en janvier 2018 un ouvrage intitulé « Pétrole et gaz au Sénégal. Chronique d’une spoliation », dans lequel ouvrage, il accuse le clan Sall d’avoir « violé » le Code pétrolier et la Constitution.

Au mois de septembre 2018, il revient avec un nouvel ouvrage intitulé « Solutions » qui parle d’un ensemble de remèdes cohérents qui font suite à un diagnostic plutôt juste et prudent.

Dans le livre, il remet en cause les contrats pétroliers pour faire de l’or noir « une force pour le Sénégal » et promet de renégocier les contrats d’apporter plus de 600 milliards à l’Etat. Sonko veut également équilibrer le rapport de force institutionnel pour que le président de la République ne soit plus maître absolu du destin du pays et pense que l’Assemblée nationale est « un contre-pouvoir populaire et idoine ».

L’une de ses premières décisions qu’il compte prendre une fois à la magistrature suprême c’est de mettre fin aux caisses noires ou fonds politiques qui selon lui, animent « la clientèle ». Les 8 milliards réservés au chef de l’Etat pour faire de la politique politicienne, il les trouve exorbitants et n’accepte même pas l’idée « d’un tel gaspillage ».

Le jeune candidat va plus loin car il compte ouvrir une guerre au francs CFA car selon lui, la problématique du francs CFA est au cœur de son programme de gouvernement.

A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale, le jeune candidat est victime de plusieurs attaques et accusations.

Réussira-t-il à maintenir le cap pour briguer le suffrage des sénégalais ? L’avenir nous édifiera bientôt !