L’Armée est toujours plus que déterminée à normaliser la vie dans la zone de Sindian, située près de la frontière gambienne. Pour preuve, les Diambars y ont procédé à la destruction d’un grand champ de chanvre indien.

Selon des sources concordantes, l’opération qui a duré trois jours a commencé jeudi matin pour s’achever le samedi. Nos informateurs révèlent que la superficie du champ détruit fait plus de 3 hectares et il y avait des cultures arrivées presque à la maturation, des pépinières prêtes à être repiquées et des récoltes de yamba que les malfaiteurs étaient en train de sécher.

Les soldats ont également trouvé sur les lieux des semences stockées dans des bidons, renseignent nos interlocuteurs selon qui le commandement de l’Armée a déployé les gros moyens pour la réussite de cette opération qui s’est déroulée sans incident. A les en croire, aucun individu n’a été appréhendé à l’occasion. La valeur du champ détruit a été estimée à plusieurs centaines de millions de francs selon nos sources qui indiquent que le champ en question se situe entre les villages de Grand Koulaye et Kounyou.

Il faut rappeler que cette partie de la Casamance se caractérise par un climat de ni paix ni guerre à cause de la présence de nombreuses bases de combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) notamment les éléments de Salif Sadio. Ces derniers, ou des délinquants qui profitent de l’insécurité ambiante, s’adonnent souvent à la production du chanvre indien ou à la coupe de bois qui rapportent gros.

Les récoltes de chanvre indien sont ventilées dans la sous-région et notamment en Gambie mais aussi à Dakar. Mais l’Armée, qui ne relâche pas ses efforts, mène souvent des opérations de ratissage avec la collaboration de la gendarmerie pour détruire ces champs. Des dizaines de champs de chanvre indien ont été détruits dans la zone depuis que ces opérations ont commencé, il y a plus de dix ans. Il est arrivé que des propriétaires soient appréhendés et remis au procureur. Des propriétaires dont certains sont originaires d’autres pays.

Le Témoin