En novembre 2018, à travers un post sur son compte officiel Twitter, le chef de l’État publie le sacre du Sénégal au tout premier championnat d’Afrique de slam poésie, organisé au Tchad. Le président de la République félicite «la performance de Abdourahmane Dabo» et voit en sa «belle victoire» une consécration des jeunes talents sénégalais. Macky Sall et ce triomphe continental venaient de marquer le nom moins réputé d’un jeune homme qui vêtait déjà la toison de coqueluche dans l’univers slam du Sénégal. C’est pourtant un an plus tôt seulement qu’il fait ses débuts, avec son premier spectacle à la Place du Souvenir africain à Dakar, avec le collectif Parlons Poésie. Le champion sénégalais (en avril 2018) est mieux connu sous le surnom saisissant d’Al Faruq, nom arabe qui identifie celui qui discerne le vrai du faux.

 «Cela définit aussi ma démarche artistique qui revient à retranscrire en slam la vérité de mon cœur sans être sourd à celle des autres, celle de la nature, du cosmos», explique le jeune homme d’une vingtaine d’années, qui a été membre du prestigieux «Club des amis du livre». Cette intelligence sensible, celui qui se fait également appeler «Slamory Touré» l’a cultivée dès son enfance, en Casamance.

Al Faruq a rendu l’âme ce mardi matin à Dakar. Le jeune slameur aurait été emporté par une crise d’asthme selon ses proches. Il sera inhumé à BIGNONA, sa terre natale. La rédaction de bignonainfo.net présente ses condoléances à la famille éplorée, au peuple sénégalais et prie pour le repos de son âme.