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FestivalLa manifestation multiculturelle débute vendredi avec Touré Kunda en tête d’affiche. Tour d’horizon

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Deux jours de festival. Seize concerts. Des dizaines d’artistes confirmés de Suisse et du monde entier. Le petit Festimixx a tout d’un grand. À cela près qu’il est entièrement gratuit! Entre world music, hip-hop, reggae, folk, pop et folklore, la programmation de cette 7e édition reste fidèle aux précédentes par son désir de rassembler et de mélanger les gens et les genres. «L’histoire du festival a démarré à la fin des années 90, précise Élisabeth Senff, chargée de communication à Festimixx. Renens était alors une des villes les plus multiculturelles de Suisse, la Municipalité a voulu valoriser cette particularité en mettant sur pied une grande fête, avec pour objectif de mieux vivre ensemble.»

Au fil du temps, cependant, cette fête avant tout interculturelle s’est progressivement transformée en un véritable festival. «Les gens viennent de loin pour écouter les concerts. Mais l’âme et la raison d’être du festival sont toujours là. Renens compte plus de 120 nationalités et ses habitants ont à cœur de fêter l’atmosphère particulière qui y règne.» La société civile participe activement à Festimixx, qui intègre professionnels et amateurs de la région, tout en restant la plus ouverte possible sur le monde.

Le retour des pionniers Touré Kunda
Têtes d’affiche de cette 7e édition, les rois de la pop africaine, le mythique groupe africain Touré Kunda, reviennent sur scène après dix ans d’absence. Pionniers de la world music à la fin des années 70, les deux frères sénégalais, accompagnés d’une danseuse, de chanteurs et de musiciens, se produiront à Festimixx le 16 juin à 23 heures. De quoi fêter leurs 40 ans de carrière à Renens et la sortie de leur dernier album, «Lambi Golo», un brassage de styles entre rock, funk et mbalax.

Une musique festive et entraînante, également porteuse d’un message humaniste qui leur tient à cœur depuis le début de leur carrière, en 1977, comme le dit Ismaïla Touré, un des deux frères du groupe: «Nous parlons d’amour et de partage, mais surtout de paix. La paix pour notre région, la Casamance, au sud du Sénégal.»

Après un succès planétaire – treize albums, dont trois disques d’or –, Ismaïla Touré explique à quel point ils avaient besoin de se retirer, il y a une décennie. «Le monde de la musique est très spécial. À un moment donné, nous devions nous arrêter, pour mieux comprendre comment ça fonctionne. Nous voulions nous reposer et retrouver de la profondeur. Cette pause nous a permis de faire des recherches artistiques et des voyages. On revient avec la besace pleine d’idées musicales, des nouveautés artistiques, plus d’originalité et de l’apprentissage.»

Influencé par des musiciens de renom qui interviennent dans quelques chansons, Carlos Santana ou Manu Dibango notamment, leur dernier album mélange les dialectes, les instruments et les styles. Un retour aux sources et une volonté certaine de retrouver une belle authenticité. «Ceux qui nous connaissaient vont retrouver ce qu’on faisait avant, mais en mieux!»

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