Diabir est un petit village du département de Bignona, situé précisément dans la commune rurale de Oulampane. Diabir est sur la nationale 04 à une vingtaine de kilomètres de la capitale départementale (Bignona).

Près de trois cent âmes vivent dans cette contrée de la région sud du Sénégal. On y trouve plusieurs ethnies dont les diolas, les peulhs, les laobés et les mandingues. Diabir, un vrai village de la Casamance. Ici, il fait bon vivre… Des populations très accueillantes et à la fois très joviale vivent dans ce petit village du fogny. Presqu’aucune différence entre Diabir et le reste des villages de la Casamance sur plusieurs aspects.

Mais Diabir est fatigué, malade, oublié par les autorités de l’État central. La localité ne dispose d’aucune infrastructure construite par l’État. Pire, Diabir ne dispose pas de structure sanitaire même pour les soins primaires en cas de maladie. Aucun appui de nos autorités à l’endroit de ces sénégalais qui vivent ici. Même l’école primaire du village a été construite par les populations elles mêmes avec les moyens du bord. Une école qui d’ailleurs avait fini de faire ses adieux aux potaches et enseignants qui la fréquentaient. Faits de banco, les murs de cette bâtisse menaçaient de s’écrouler. Soucieux de la sécurité des occupants de l’école, un enseignant, Samboudiang Badji, a décidé de faire un post sur sa page Facebook pour alerter les autorités face à la menace qui guettait les enfants. Un cri de cœur qui sera bien entendu pas par les autorités de l’État mais par un fils de la région basé à Paris.

Il s’agit du président de l’association humanitaire SOS Casamance, Amadou Sylla. Ce dernier a immédiatement réagi après avoir pris connaissance du dossier. C’est ainsi que Diabir a bénéficié de nouvelles salles de classes et un mur de clôture pour l’école.

“Depuis qu’on a bénéficié de ces nouvelles salles de classes, les enfants viennent régulièrement à l’école”, a témoigné un enseignant en service dans l’établissement.

SOS Casamance arrivé comme un Messi à Diabir ne se limitera pas à la construction de l’école. D’autres travaux sont à ce jour engagés. Il s’agit de la construction du mur de clôture du terrain de football des jeunes. “Le ciment et le fer sont déjà sur place. Donc les travaux vont bientôt démarrer parce que l’entrepreneur est déjà sur place”, a rassuré le chef du village.

L’autre action que doit mener SOS Casamance à Diabir, reste la mise en place d’une case de santé pour les populations. D’ailleurs la pose de la première pierre a été faite ce lundi en présence de toutes les couches du village.

En plus de cette activité, sos Casamance a doté les populations, dans leur ensemble, de masques pour leurs permettre de se protéger contre le coronavirus. Plus de 150 masques ont été distribués dans le village à cet effet.