Arrêtés dans le cadre de l’enquête judiciaire sur le carnage survenu le 06 janvier 2018 dans la forêt de Boffa Bayotte, le journaliste René Capin Bassene, le chargé de mission du mouvement des forces démocratiques de Casamance, Omar Ampoi Bodian et compagnie entament une nouvelle grève de la faim ce mercredi à la maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor. Il s’agit pour ces détenus de réclamer l’ouverture d’un procès et de dénoncer leurs mauvaises conditions de détention.

Au mois d’avril dernier, les 24 détenus avaient observé une grève de la faim pendant plus de 24 heures pour les mêmes causes avant d’en être dissuader par des autorités. Mais pour cette fois, ils sont déterminés à mener le combat. La grève sera illimitée selon une source proche du dossier.

La lutte sera élargie jusque dans les familles des détenus, hors de la maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor. En effet, les parents de ces 24 personnes en détention font face à la presse ce mercredi à Toubacouta, localité où est originaire la plupart des détenus.

Il faut rappeler que dans ce dossier, les avocats des détenus ont toujours vu leurs demandes de liberté provisoire pour leurs clients rejetées par la justice. Le dernier rejet leurs a été notifié en début juin par le magistrat instructeur qui a jugé l’affaire extrêmement grave pour remettre en liberté les détenus.