L’affaire Ousmane SONKO et ses ramifications ont crée un grand malaise dans les rangs de la grande majorité présidentielle jusqu’à des niveaux insoupçonnés du pouvoir.

À Bignona, dans le sud du pays, les affrontements d’une rare violence entre des manifestants et les forces de l’ordre ont entrainé la première perte en vie humaine de cette sordide affaire de viol présumé, devenue affaire d’état par la force des choses. Ce qui finit, qu’on le dise ou pas, par occasionner des frustrations dans les rangs de la grande majorité présidentielle dans toute la région naturelle de la Casamance.

Cette situation a amené le Dr Ndèye Gnima GOUDIABY, 1ère vice-présidente du conseil départemental de Bignona, après avoir mesuré la gravité de l’heure, à prendre toutes ses responsabilités pour déclarer solennellement sa démission de l’Apr à compter de ce jour.

« …Je pense bien que cette situation interpelle tout un chacun et en tant que politique je peux pas me taire. Il faudrait également que je donne mon avis. Et c’est pour d’abord déplorer tout ce qu’il ya eu comme violence, et également déplorer les morts qui s’en sont suivis. Je pense qu’on aurait pu ne pas en arriver là. L’honorable député Ousmane SONKO a été floué dans ses droits les plus élémentaires. », a-t-elle soutenu lors d’une déclaration de presse ce lundi 8 mars, coïncidant avec la journée internationale dédiée à la femme.

« Il faudrait aussi que les gens se ressaisissent. Que le pouvoir arrête également ses poursuites et qu’il y ait vraiment un « gentlemen’s agreement. Je pense qu’en politique c’est ce qu’il y a lieu de faire. Il faudrait assainir les mœurs et la manière dont les gens font de la politique. Il faut des débats contradictoires, des débats d’idées., pas quand même arriver jusqu’à ce point », a martelé Dr GOUDIABY.

Très proche des jeunes qui l’apprécient énormément pour son grand penchant social, la présidente du Mouvement Convention Républicaine, ajoute :
« Les jeunes ont tout à fait le droit de marcher. C’est prévu par la constitution… C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai vraiment le coeur meurtri pour ce qui est de ces jeunes qui ont perdu la vie après avoir reçu des balles. Et ça je ne saurais vraiment le cautionner. Il faudrait ouvrir une enquête indépendante pour situer les responsabilités ».

Encore sous le choc, la 1ère vice-présidente du conseil départemental de Bignona poursuit : » Je suis une sœur, une maman, mais aussi une élue locale. C’est pourquoi, aujourd’hui, compte tenu de tout ces faits, mais également des derniers développements avec ces jeunes nuitamment cueillis chez eux et battus à mort par les force de l’ordre, pour toutes ces raisons donc, je démissionne de l’Apr, je démissionne de BBY et je démissionne de mon poste de vice-présidente du conseil départemental de Bignona ».

À coup sûr, cette démission de l’une des figures emblématiques de l’Apr en Casamance risque d’entraîner d’autres démissions en cascades dans les rangs de la majorité présidentielle au niveau de la région .